Jusqu’au bout du monde

Le matin du mercredi 18 mars, j’atterrissais à Paris Charles de Gaulle.

« Paris n’attendait plus que moi »?

J’avoue que, même après un voyage en « classe affaires » (par erreur!)
avec siège masseur et un si bel accueilparisien… rien n’était assez bien. 

J’ai dû quitter le Paradis (les Caraïbes) où j’écrivais, je peignais,
je m’oignais de sa parure émeraude à en être repue. 

Enfin bien loin d’être rassasiée puisque je l’avais rejoint jusqu’à
l’aube de mai…si je parvenais à revenir – et j’étais là.

Tous les européens ont été rapatriés et c’est seulement

quand il fut évident qu’il fallait veiller à cet éden
que tout fut empaqueté plus vite qu’à l’accoutumée.
Crayons, pinceaux et tubes de couleurs; rêvesemballés 
et tenues fleurs… et même si les secondes qui nous séparent 
sont comptées, je suis inspirée. 

En cette année de mue, les envois furent moins présents,
les invitations espacées 
et… vous ont manqués?
Voici alors un 
temps de retrouvailles.
Si vous le désirez, 
nourrissons le lien: likez et faites passer. 

Et par cette 
atmosphère toute confinée de ce temps bien avenant,
je vous glisserai quelques billets d’humeur. Des mots de-ci de-là,
épars, 
dessinant mes idées, mes rêves, et peut-être nos projets?
Quoique fous vus d’ici… 
le jet lag probablement. 

Merci à John, mon collègue tao de Londres, pour ce message 
envoyé à l’arrivée, qui me donne un peu envie de rester 💋

Traduction:
Verrouillage. 
Oui, il y a la peur. 
Oui, il y a l’isolement.
Oui, il y a les achats suscités par la panique.
Oui, il y a la maladie.
Oui, il y a même la mort.
Mais on dit qu’au Wuhan, après tant d’années de bruit, 
on peut entendre à nouveau les oiseaux chanter. 
On dit qu’après seulement quelques semaine de calme,
le ciel n’est plus chargé de fumées, mais bleu et gris et clair. 
On dit que dans les rues d’Assise, les gens chantent les uns aux autres
à travers les places vides, en laissant leurs fenêtres ouvertes,
afin que ceux qui sont seuls puissent entendre les rumeurs de la famille autour d’eux.
On dit qu’un hôtel dans l’ouest de l’Irlande offre
des repas gratuits et des livraisons aux personnes confinées. 
Aujourd’hui, une jeune femme que je connais est occupée à distribuer des flyers avec son numéro
dans tout le voisinage afin que les personnes âgées puissent avoir quelqu’un à appeler. 
Aujourd’hui, les églises, les synagogues, les mosquées et les temples se préparent à accueillir 
et à héberger les sans-abri, les personnes malades, les personnes épuisées. 
Tout autour du monde les gens ralentissent et réfléchissent. 
Tout autour du monde, les gens regardent leurs voisins d’une manière nouvelle.
Tout autour du monde, les gens s’éveillent à une nouvelle réalité.
À notre vraie grandeur.
Au peu de contrôle que nous avons vraiment.
À ce qui a vraiment de l’importance.
À l’amour. 
Alors nous prions et nous nous souvenons que, oui, il y a la peur,
mais il ne doit pas y avoir la haine.
Oui, il y a l’isolement, mais il ne doit pas y avoir la solitude.
Oui il y a les achats suscités par la panique, mais il ne doit pas y avoir la méchanceté. 
Oui, il y a une maladie, mais il ne doit pas y avoir la maladie de l’âme. 
Et oui, il y a même la mort, mais il peut toujours y avoir une renaissance de l’amour. 
Éveillez-vous aux choix que vous faites sur votre manière de vivre maintenant. 
Aujourd’hui, respirez. 
Écoutez.
Derrière les bruits d’usine de votre panique, les oiseaux chantent à nouveau. 
Le ciel s’éclaircit.
Le printemps arrive, et nous sommes toujours entourés d’amour. 
Ouvrez les fenêtres de votre âme et bien qu’il soit possible 
que vous n’atteignez pas l’autre coté de la place vide…
Chantez. 

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